Corée du Sud : Les robots prennent la place des recruteurs

infoadmin. Le 2 avril 2018
Corée du Sud : Les robots prennent la place des recruteurs

En Corée du Sud, les entreprises ont de plus en plus recours à l'intelligence artificielle pour recruter des candidats. Ce système d'embauche rapide a la capacité d’étudier, en seulement quelques heures, des milliers de lettres de motivation et CV. Focus sur ces robots qui remplacent désormais les recruteurs.

Nouveauté technologique : des robots recruteurs

En janvier dernier, un géant sud-coréen des processeurs, est passé par l’intelligence artificielle pour apprécier les nombreuses lettres de motivation parvenues dans la société. En mars dernier, un grand conglomérat sud-coréen a également eu recours à l’intelligence artificielle pour recruter 800 salariés. Celle-ci fut chargée d’analyser les milliers de Curriculum Vitae et lettres de motivation des candidats.

Une autre startup, a présenté, au début du mois de  mars, un entretien d’embauche dirigé par un ordinateur. Le candidat, placé face à son écran, répond à diverses questions, tout en s’amusant à des jeux. Quant au robot, il analyse ses réponses, ses expressions faciales et la tonalité de sa voix. Ce dispositif a servi en 2017 à sélectionner les salariés de la startup parmi 10 000 candidats.

Par ailleurs, cette technologie s’étend à l’international. En effet, une multinationale anglo-néerlandaise fait passer un premier entretien automatisé via une tablette ou un Smartphone avant un éventuel entretien avec un recruteur humain.


Les différents avantages du dispositif

Le premier avantage apporté par ce système se rapporte à un gain d'argent et de temps. Quelques heures suffisent aux robots pour étudier les dossiers des candidats. Ils réduiraient également la discrimination à l’embauche. Cela signifie que les robots favoriseraient la diversité.

La sélection du profil idéal est progressivement confiée par les entreprises à des robots. Cela est dû à leur facilité à traiter plusieurs CV en peu de temps, mais également à leur capacité de déterminer précisément les compétences comportementales.

Grâce ainsi à leur capacité à étudier en temps réel d’importantes quantités de données, les robots servent à faire le tri des candidatures afin d’éliminer celles ne correspondant pas aux critères. Ils peuvent aussi servir à débaucher de futurs salariés, notamment chez la concurrence.

Un recruteur suivant un algorithme plutôt que son instinct a plus de chances de trouver le candidat idéal, un pourcentage s’élevant à 25 %, selon une expérience effectuée par Harvard Business Review.  A la fin de l’expérience, les candidats retenus via un algorithme présentent de meilleurs résultats que ceux embauchés par des recruteurs humains.

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